
C'est dans un Splendid étrangement peu rempli et composé à 70% de filles que Zak Laughed, ados de 17 ans repéré il y a un an grâce à sa pépite folk The Last Memories of my Old House, entre en scène avec son groupe, The Hobos Company.
Ils nous embarquent alors pour 45 longues minutes de pop gentillette, entrainée par des musiciens carrés et sérieux... mais peut-être trop sérieux. Aucune communication avec le public (pourtant plutôt sympathique) si on oublie la mini présentation de début de set, bafouillée par un Zak timide et sans réelle présence.
Mais Zak a mué (ouf) et remplit malgré tout le contrat en donnant le minimum syndical (on restera marqué par l'absence du tubesque Each Day)... Au final, seule la reprise des Feelies aura valu le coup... Dommage.

Après avoir patienté avec l'album de Philippe Katerine dans les oreilles, voici venir les très attendus Hey Hey My My. En effet, c'est pour Ground Zero que le groupe fait sa première date lilloise depuis leur 360° musical (ou comment passer de la folk pure et dure au pop/rock commercial) avec la sortie du deuxième album qui porte très bien son nom : A Sudden Change Of Mood.
Ils sont maintenant avec leur nouveau batteur un véritable trio, soutenu sur scène par un bassiste surement un peu sourd pour avoir poussé d'un poil trop fort le son de sa basse. Mais l'énergie adolescente dégagée par le groupe est communicative grâce à des Oh Lord!, We're Not Meant To Last et Not Fun Anymore efficaces.

Et tandis que le live s'ouvre sur un I Need Some Time électrisé, la première galette est (presque puisqu'on notera la présence de Too Much Space) complètement oubliée, au grand désespoir des fans de la première heure.
Enfin, le groupe nous surprend une fois de plus en copiant le Zak Laughed style : mis à part une petite vanne ("on est content de jouer dans la banlieue de Tourcoing"), aucun contact avec le public présent au Splendid.. est-ce le timing ultra serré qui aurait mis la pression au groupe ? Le mystère reste entier !

Après Katerine, Blur pour nous faire patienter. Décidément, les soirées Ground Zero ont tout pour plaire... surtout quand la tête d'affiche se nomme Gush.
Découverts en 1ere partie de -M- il y a déjà un an à l'Aéro, les 4 gars en sont à leur 5e grosse date dans la région et connaissent maintenant la recette magique d'un live réussi : on surjoue, on fait chanter et taper des mains le public et surtout, on saute, on crie... on bouge. Car n'importe quel quidam ne peut être un Gush. Il faut avoir beaucoup d'endurance pour faire partie du boys band. En effet, entre les grosses scènes de festivals et les petites salles de villages, ils tournent depuis une longue année, à raison parfois d'une date par soir.
Aucune trace de fatigue ici, loin de là ! La Gushmania est en marche pour presque 1h20 d'osmose complète entre le groupe et SON public (principalement issu de la gente féminine). L'album Everyone's God est presque entièrement joué et le set est agrémenté de nouvelles bombes toutes aussi plaisantes que les plus vieilles.

Pendant que les fans se délectent une fois de plus, les novices sont hypnotisé par la folie, l'ouragan Gush. Des rites apparaissent même dans la fosse; ainsi, pour Let's Burn Again, des fans aux barrières sortent le produit à bulles en référence au clip.
Le rappel sur Vondelpark est fatal, et afin de calmer les 350 personnes présentes, rien de mieux qu'un Jealousy unplugged. Le groupe, déjà agréablement surpris par l'accueil qui lui était réservé, aura même le droit à un Joyeux anniversaire repris en choeur par le public pour Xavier (claveriste/guitaris...enfin multi-instrumentiste, comme les autres).

23h20 : clap de fin, tout le monde descend, bonne nuit et faites de beaux rêves, surtout.


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