samedi 8 mai 2010

Live report : Iggy & The (fuckin) Stooges + Black Box Revelation + Triggerfinger + Prod Stewart @ Zenith Paradis Artificiels 17/04/10


Cet après midi, il fait grand soleil.

Hier, 19 Juillet 2008, meilleure soirée de ma courte vie avec le concert des Hives + Stooges à la regrettée Garden Nef Party d'Angoulême Rock City.
Aujourd'hui, fin de vacances mouvementées de Pâques, le rêve revient, recommence et je suis overexcited. That's gonna be fun and hot tonight. Et comme AGDL est gourmand, les Stooges sont accompagnés de mes chouchous et très attendus Black Box Revelation et d'un autre groupe rock belge, les Triggerfinger. Vous avez dit plateau rock'n'roll ?

Mais c'est tout d'abord un DJ, mais pas n'importe lequel : Prod Stewart. Connu pour avoir été le loser qui a ouvert la soirée Doherty des Paradis Artificiels l'année dernière, il aura remonté dans mon estime pour avoir passé à 19h Hate To Say I Told U So des Hives of course, devant un parterre peu motivé avant de dégringoler en dansant avec son casque ou en air guitar ou même finalement en passant une reprise affreuse du I Wanna Be Yr Dog, ici méconnaissable et hué par un vieux furieux dans les gradins. Ce soir, le groupe c'est pas du n'importe quoi alors le public non plus!



Place aux pros avec la grosse surprise de la soirée, Triggerfinger. Un trio ? D'abord un chanteur/daron dingue, pouvant passer d'une voix blues/crooner sexy à des vocalises aigues époustouflantes, puis un bassiste (vite surnommé La Boule, allez savoir pourquoi..) drogué au red bull (de chez chut chut pas de marque) et enfin un batteur placé stratégiquement au centre, communiquant un plaisir de jouer électrisant. Vous mixez le tout et pop!, ça fait du rock brut, quelques fois planant ou même hard rock.



Un trip assez bizarre et assommant, conclu par une petite folie du chanteur : escalader un mur d'enceintes bancales et sauter de là-haut après avoir fait un solo sympa. Le public est conquis alors qu'il n'est même pas encore 21h. Génial.







Et viennent les trèèèès attendus The Black Box Revelation. Ce duo belge un peu beaucoup biberonné aux White Stripes a débarqué en 2007 avec le déjà culte album Set Yr Head On Fire (à écouter d'uuuurgence) et est revenu juste avant mon anniversaire avec Silver Threats, un peu moins tubesque mais + travaillé. Une très grosse attente et un premier concert lillois pour ces Paradis Artificiels. Alors, au final, ça donne quoi en live ?


Et bien le live du 17 Avril aura été une catastrophe sur le début avec un enchainement de titres mous ou pas terribles de la 2e galette devant une fosse insensible et nostalgique des Triggerfinger. Puis ça a décollé petit à petit avec les premiers contacts avec le public, les premiers instants vraiment white stripiens et surtout l'enchainement diabolique I Think I Like U/ Do I Know U? (un peu contradictoire, ouais, mais en live nan).

Mais c'est too late et les BBR ne feront même pas Love, Love Is On My Mind (c'est quoi déjà l'adresse de mon super blog?!), pourtant un des meilleurs titres de 2009 (bah ouais, ils ont été découverts en France en 2009, la lose). Set presque minable et gâché, pas encore digéré mais quand même pardonné.
Mais du coup à voir d'urgence cet été (aux Ardentes de Liège le 10/07!!), ça promet !



Et voilà, mon article est fini.
Naaan .. j'rigôle.






IGGY & THE STOOGES. THE fuckin STOOGES ! Live in Lille Rock City tonight.



La salle n'est pas sold out mais dès la 1ere bombe, Raw Power (ouais, c'est la tournée Raw Power, tant pis tant mieux) c'est l'hystérie générale pour les rockeurs lillois, la libération pour Iggy Pop et ses acolytes. Celui-ci va d'ailleurs garder son veston de barman à peine 20 sec top chrono pour livrer ensuite une prestation survoltée avec un Iguane enfermé en cage par ses méchants techniciens -omniprésents on stage- et qui tente parfois de s'échapper par des slams inattendus, brutaux mais sans succès.









Les packs de Christalline (chut chut pas de marque 2) défilent (non, il ne les boit pas, il s'arrose), les micros aussi (un dans son fut, un autre dans la fosse, un autre qui aura presque tué son bassiste en retombant..).
Dans la salle, communion parfaite avec le public (papys, ados .. de 14 à 63 ans ('iggyyyyy')) surtout sur I Wanna Be Yr Dog. L'Iguane aura même le droit à une mini-pelle lors de la traditionnelle visite des fans sur scène. 2 rappels, du pur bonheur. Je ne vais pas la faire longue : meilleur concert de 2010, c'est clair.



Mais en sortant, et pour les avoir déjà vus à la "belle époque" (comprenez avant la mort de Ron Asheton, mythique guitariste out sur Raw Power mais bien vivant sur les autres galettes), on a un petit goût amer et on regrette le Ron (où qu'il soit, j'espère qu'il me lira!) : la setlist (que j'ai eu dans les mains durant 10 sec avant qu'un connard -et je pèse mes mots- me l'arrache des mains qu'ils a broyées by the way) est incomplète (pas de No Fun, de Passenger, de 1969, de My Idea Of Fun...)
Respect du génie, du regretté Ron ou choix de rockstar à la con ? On ne saura jamais, mais on va dire que c'est la première hypothèse, pour se rassurer.


[PHOTOS : LILLELANUIT.COM + SCENESDUNORD.FR / PHOTOS DE MON GSM A VENIR]


Et une vidéo très sympa pour se rendre compte du délire.


Showcase report : Fool's Gold @ FNAC 17/04/10


2e fournée de showcase Paradis Artificiels, 2e claque. Ici, on parle d'une découverte.

Leur single (Surprise Hotel), d'une part, nous avait donné grav' envie mais aussi la formation à la I'm From Barcelona mais From Los Angeles. Los Angeles ouais .. seul indice : les lunettes de soleil, accessoire phare du groupe. Bah ouais, musique planante, ensoleillée et tropicale avec guitares gentilles à la Vampire Weekend et percus orientales, chant en hébreux, attitude à la coule genre je-finis-mon-set-dans-la-rue .. bref, du pur bonheur et de la bonne surprise !
Groupe cool qui nous aura presque fait oublié que, à la différence de la veille pour les Luke, aujourd'hui, le forum fnac est plutôt vide (et ça sera le même problème pour le soir à l'aéronef mais bon, Stooges quoi).


Photos à venir car bug de mon GSM

Showcase report : Luke @ FNAC 16/04/10


Les Paradis Artificiels ont encore gâté la Fnac. Pas beaucoup de showcase (au nombre de 2) mais du très bon, et on commence cet après midi avec les nouveaux noir des...oups, les Luke donc, 4 officiellement mais 5 en live.

Un set électrique, pas d'acoustique à prévoir, mais un groupe au naturel (et c'est le principal) même lors des dédicaces, où j'ai pu échanger avec Thomas Boulard, encore plus simple que l'on ne croit. Et les titres alors ? 6, et pas n'importe lesquels puisqu'ils nous offrent ici étonnement un mini best-of : La Terre Ferme, Le Reste Du Monde, La Sentinelle, Pense à Moi ... et puis les meilleures de la dernière galette (légèrement pourrie sur les bords) comme Faustine.
On a donc pu profiter du groupe au complet et plus ou moins en forme, le Thomas Boulard perdant sa voix petit à petit, jusqu'à complètement pour le Splendid du soir et au final gâché la soirée du lendemain aux Artefacts par l'annulation complète du groupe. Ouf alors !


Photos à venir car bug de mon GSM -> video youtube ici


jeudi 29 avril 2010

Strange Boys + Jimi Ben Band @ Club Aéro 11/04/10

Ce soir le rock'n'roll blues est Roi et ça tombe bien parce que les abonnés de l'aéro aussi (concert gratuit). Qui dit gratuité dit pas forcément salle pleine puisque le club est ici à 2/3 plein (et encore je suis gentil), surtout quand arrivent les Jimi Ben Band, jeune trio lillois bien barré qui déverse sont rock brut efficace 2:30 à fond en ce dimanche soir... dur dur à 18h.

Un bassiste habité mais aussi un peu minet, comme le chanteur/guitariste qui pourrait de loin être confondu avec Sirkis (de loin). Une bonne présence rock'n'roll, surtout pour un groupe d'ici, mais aussi un concept "nous n'avons rien à dire" (et là je cite mot pour mot) qui inclue un contact nulle avec le public, frileux, c'est sur, mais qui remue un peu la tête et tape du pied quand même, surtout sur des morceaux barjos comme Ich Bin Ein Berliner.
C'est con, c'est direct, c'est taré et c'est bon. (le myspace trop bien looké ici).






Puis viennent les Strange Boys. Ces Black Lips américains est la découverte/sensation du moment, pas forcément tout récents mais reconnus récemment avec le single Be Brave. Qui dit boys band dit 4 membres : gratteux taupe/coincé, bassiste cool, batteur intello/geek et ces trois garçons bizarres se cachent derrière le nouveau Doherty (look et murmures de chant identiques), le chanteur, qui a une véritable âme de leader et un charisme pas trop mal. 45min/1h de show sans vrai rappel (bouuuh) avec des chansons rock efficaces aux riffs et accords parfois trop simples mais bons pour énerver les jeunes groupes et les rendre jaloux.





Au final une bonne image et un bon contact avec un juste milieu : branleur mais pas trop. Si la comparaison avec les Black Lips (habitués de l'aéro) est facile avant d'y aller (ya qu'à voir la pochette psychebarjo de l'album Be Brave et la qualité du son), celle avec les Libertines en sortant est aussi trop simple mais chatouille un peu notre esprit de jeune rockeur. En tout cas, pour le show prochain (dans salle + grande, pas grand chose à parier), on veut un pantalon plus grand pour le singer Doherty Jr. (mais ça on s'en fou en fait). myspace simple, à l'image du groupe.
Vive l'Aéronef et ses soirées rock'n'roll !








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Wampas + Electric Ducks + Elderberries @ Aéronef 02/04/10

JAILBREAK AGAINST CANCER. Le nom est classe, l'affiche rock'n'roll aussi pour la première fois d'un étudiant lillois qui s'essaye dans l'organisation concerts. Organisation d'ailleurs et remplissage de grande salle foireux (1000 rockeurs maxi sur capacité 2000), certes, mais il faut avoir des belles couilles pour programmer les Wampas (groupe mort pour ceux qui ne connaissent que Manu Chao (la chanson, hein) ) devant un public aussi jeune. 4h de live qu'ils promettaient, contrat rempli !


Moustache & touffe = rock'n'roll

C'est devant une salle presque vide et remplie de minettes, ados et étudiants en tout genre que les américano-québéquo-anglo français The Elderberries (référence aux Monty Python pour le nom) débarquent. Si la première chanson, tiré de la 2e galette pourrie car trop commerciale, déçoit, le reste sera pas mauvais et composé à moitié de bombes du 1er album (Nothing Ventured, Nothing Gained, à écouter si toujours pas fait) et de new songs (album à paraître en Janv 2011, en espérant qu'ils referont le buzz et redécolleront, en retrouvant le good way du rock'n'roll). On imaginait le chanteur moustachu un peu plus sportif car ce soir il n'a pas trop la bougeotte... Ajouté aux problèmes de son, le live est un poil décevant et n'aura fait que bouger les têtes encore endormies (c'est déjà ça).


très beau couple, sur scène (et dans la vie?)

Et, malheureusement (mais c'est totalement subjectif), 90% du public aura aimé le set du groupe suivant, pressenti pour faire la 1ere partie d'AC/DC au SdF (alléchant sur le papier, c'est clair) : les Electric Ducks. Nom à chier, myspace pourri mais groupe plus que rodé sur scène : le chanteur, tel un étalon la chemise un peu ouverte, se la pète à mort et parle en anglais entre les chansons (bouuuuh, le loser). Et il n'y a pas que lui qui se la pète, oh non (sous entendu ya pire) : le guitariste, maniéré à fond, dandine son petit cul toutes les 30 sec, vit son truc jusqu'à ignorer le public (mettez les devant un mirroir, ils feront le même show).
Le public, naïf, va toute de suite se faire embobiner (vous savez, comme ces vendeurs de mini Tour Eiffel) malgré le son copié/collé AC/DC. Si certains vont trouver ça kiffant et fun, pour ma part, le seul mot qui me vient à l'esprit est "ridicule". Dommage d'autant que le gratteux est un vrai musicien à la base (très bon techniquement), le chanteur a une bonne voix de rockstar et le groupe écrasé derrière envoie du bois aussi. Pffff.



Enfin, la (très attendue) messe de Didier Wampas et ses amis. Avant même l'entrée en scène du fauve, l'arène maintenant dense gueule "Didier-wampas-est-le-roi!". Impressionnant. Viennent ensuite l'hystérie, les pogos (malgré la fosse à moitié remplie). Fosse qu'il va squatter pendant 1/4 d'heure sur son cube pour nous raconter, à nous tous assis autour de lui comme des fidèles avec leur chef, une de ses histoires de ouf dont il a le secret. Puis il fera appel à une fan pour faire son pied de micro, à un fan pour chanter l'excellent U.N.I.V.E.R.S.A.L. avant d'entonner Rimini, aidé par sa gratte Bob l'Eponge.


Et après quelques lancers de micros (des fois râtés "putain on voit rien avec les lumières") et des slams sur scène, porté par un public 100% féminin, le Roi peut traverser sa cour en entier pour (essayer de) faire un 'kiss' aux 1000 fidèles présents ce soir avant d'éteindre une bonne fois pour toute les lettres W A M P A S éclairées en fond de scène, et de nous laisser, à presqu'1h du mat', sur le cul. Le réveil est dur. Et le concert, lui, s'inscrit comme un des meilleurs de 2010.








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lundi 19 avril 2010

Un air de déjà lu ?

Allez, hop, c'est reparti. Ou plutôt je suis reparti .. Direction l'Espagne, jusque dimanche. Donc Rockisonmymind est en off jusqu'à dimanche.
A venir : Stooges, Wampas, Luke, Fool's Gold, Strange Boys .. du pain sur la planche et de la lecture pour vous ;)

Portez vous bien et je vous rappelle les goûters concerts de l'Aéro (Klang [métal] mercredi et Soan samedi) ainsi que les showcase fnac (Swing Gadjé mardi et Die On Monday [aqme/vegastar] vendredi). Enjoy !

vendredi 16 avril 2010

Live report : The Heavy @ Aéronef 30/03/10

Bon, on va se calmer avec les longs articles et on va accélérer parce que j'ai pas mal de live reports à poster. C'mon !


Il y a des concerts comme ça qu'on sent bien. Sisi, on sent, au feeling. Exemple ce soir avec le groupe à réputation ultragroovy The Heavy qui sont aujourd'hui de passage à l'Aéro, après un live remarqué et mémorable au Grand Mix. Ce soir, c'est donc presque gagné d'avance pour un des meilleurs groupes chanteur black/ groupe blanc du moment et ça se voit à la foule dense qui boit des bières dans le club de l'Aéronef.

La première partie ? Inexistante pour certains au final, c'est en fait un DJ programmé à la dernière minute et dont le nom m'a échappé. Il ne mixe même pas, mais passe du General Elektriks (à venir à l'Aéro, bizarre..) ou du Amy WineandDrug donc ça va.


Puis, après plus d'une heure d'attente au final, voici les Heavy. Dès le début, un gros problème se pose : le son. Beaucoup trop fort, il est surement réglé par un british qui s'est endormi sur le bouton. Dommage, ça va gâcher la courte (en plus) prestation du groupe. Mis à part ça, on est directement frappé par la modestie du chanteur : c'est la première fois que je vois un gars d'un groupe porter son tee shirt en live. La classe, pas la classe .. à vous de juger.

Et la musique alors ? La prestation ?! Génial : le groupe, caché derrière son énergique chanteur, délivre une soul/funk/rock/groovy déjà présente sur l'album mais encore plus puissante en live et qui donne la bougeotte de tête à tout le public lillois, plus ou moins visible. Sixteen, How U Like Me Now, Set Me Free, Cause For Alarm (là le côté reggae).. tous les titres font leur effet.





Ce chanteur, Kelvin Swaby, a , en + d'une voix super juste et qui envoie, une putain de joie communicative de jouer qui fait plaisir à voir et à vivre et le set passe alors super rapidement qu'on est déjà au rappel, Oh No, Not U Again, titre rock de l'album et joué à une vitesse qui donne juste envie de bouger un peu plus que la tête, voir le corps tout entier comme le singer, déjà dans la fosse en train de pogoter pour une bombe explosive finale.

Revenu sur scène, il salue avec le reste de son groupe et se barre vite fait, nous laissant sur le cul et avec un sourire sur le visage. C'est seulement après avoir compris que nos oreilles sifflent un peu que l'on se dit que quand même, c'était mieux au Grand Mix, quand le son était un poil moins fort. Enfin bon, un bon groove, un bon groupe et des bons musicos et une fois rentré chez soi, on a juste envie d'une chose : réécouter les albums et surtout l'excellente dernière galette : The House That Dirt Built.




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jeudi 15 avril 2010

Expo report : La Cite Perdue @ Palais Rameau LAST DAY


Dimanche 11 Mars, 16h. Je débarque, tout juste rentré de vacances, au palais Rameau. Le Palais Rameau .. Connu pour avoir abrité le cirque de Thierry Ferry des années durant, je n'y avais pas mis les pieds depuis la superexpo démesurée Lille 2004, Flower Power.
Aujourd'hui, c'est le dernier jour de La Cité Perdue, superexpo aussi présentant un décor apocalyptique dans les années 1920 et montée par le collectif LEM-Utopia. 2€ le prix d'entrée pour un dépaysement garanti, pas cher et le concept se révèle tentant sur le papier. Seulement sur le papier ? Pas du tout.




16h donc. En arrivant, je comprends vite que j'ai loupé la dernière visite guidée et la prochaine ne commence pas tout de suite. Ok, je ferai donc la visite en touriste, accompagné de mon seul ami l'Echo de la Cité Perdue, fausse mais plus vraie que nature vieille brochure ayant pour but de conduire le visiteur dans cette jungle sauvage. Dès les premiers instants, on comprend que le GSM/appareil photo va être très utile : en effet, cette cité fantastique est un véritable paradis pour la photo par une bonne lumière et une installation monumentale.
On est en 1920, ouais : platine de vinyls, vinyls, vieille lampe à huile, cadre poussièreux et poussière tout court.


On est dans une jungle, ouais : sol terreux, arbuste et végétation omniprésents, étang et court d'eau, murs végétaux.


Enfin, on est perdus dans cette folle jungle : panneau 'monde foutu', camion accidenté, crânes et squelettes ici et là, sculptures étranges et fleurs musicales (sisi!).





Les fleurs musicales, à toucher "tendrement".

L'art quand même ! Oui, l'art. Si l'expo est à la base une installation assez colossale pour un petit collectif comme LEM-Utopia, qui dit expo dit art : sculptures en fer à souder magnifique, bancales mais superbes et surtout l'homme à la tête de foin, pièce star de l'expo que voici :


On assiste ensuite à un étrange rituel, une sorte de messe faussement religieuse menée par un duo sorti de nulle part et flippant. Et on fait du bruit, des bruits bizarres, de la guitare slide, des fausses prières, on arrose le public.. Décalé et des fois à la limite du compréhensible, on fait marcher notre imaginaire, comme pour le reste de l'expo.



Le concert des Strange Boys arrivant (mais c'est HS), on est obligés de quitter l'expo comme des voleurs. Des voleurs qui n'ont rien acheté à la vente aux enchères qui suivait et qui n'a pas eu beaucoup de succès et ne bouclera pas le budget de l'expo (déficitaire, normal et malheureux). Dommage, car les pièces n'étaient vraiment pas moches du tout. Extraits :






























L'extincteur, anachronisme dans une cité perdue de 1920?



Et une belle photo du Palais Rameau pour les touristes qui l'ont oublié :




PHOTOS : MON GSM