Dimanche 11 Mars, 16h. Je débarque, tout juste rentré de vacances, au palais Rameau. Le Palais Rameau .. Connu pour avoir abrité le cirque de Thierry Ferry des années durant, je n'y avais pas mis les pieds depuis la superexpo démesurée Lille 2004, Flower Power.
Aujourd'hui, c'est le dernier jour de La Cité Perdue, superexpo aussi présentant un décor apocalyptique dans les années 1920 et montée par le collectif LEM-Utopia. 2€ le prix d'entrée pour un dépaysement garanti, pas cher et le concept se révèle tentant sur le papier. Seulement sur le papier ? Pas du tout.
16h donc. En arrivant, je comprends vite que j'ai loupé la dernière visite guidée et la prochaine ne commence pas tout de suite. Ok, je ferai donc la visite en touriste, accompagné de mon seul ami l'Echo de la Cité Perdue, fausse mais plus vraie que nature vieille brochure ayant pour but de conduire le visiteur dans cette jungle sauvage. Dès les premiers instants, on comprend que le GSM/appareil photo va être très utile : en effet, cette cité fantastique est un véritable paradis pour la photo par une bonne lumière et une installation monumentale.
On est en 1920, ouais : platine de vinyls, vinyls, vieille lampe à huile, cadre poussièreux et poussière tout court.
On est dans une jungle, ouais : sol terreux, arbuste et végétation omniprésents, étang et court d'eau, murs végétaux.
Enfin, on est perdus dans cette folle jungle : panneau 'monde foutu', camion accidenté, crânes et squelettes ici et là, sculptures étranges et fleurs musicales (sisi!).
L'art quand même ! Oui, l'art. Si l'expo est à la base une installation assez colossale pour un petit collectif comme LEM-Utopia, qui dit expo dit art : sculptures en fer à souder magnifique, bancales mais superbes et surtout l'homme à la tête de foin, pièce star de l'expo que voici :
On assiste ensuite à un étrange rituel, une sorte de messe faussement religieuse menée par un duo sorti de nulle part et flippant. Et on fait du bruit, des bruits bizarres, de la guitare slide, des fausses prières, on arrose le public.. Décalé et des fois à la limite du compréhensible, on fait marcher notre imaginaire, comme pour le reste de l'expo.
Le concert des Strange Boys arrivant (mais c'est HS), on est obligés de quitter l'expo comme des voleurs. Des voleurs qui n'ont rien acheté à la vente aux enchères qui suivait et qui n'a pas eu beaucoup de succès et ne bouclera pas le budget de l'expo (déficitaire, normal et malheureux). Dommage, car les pièces n'étaient vraiment pas moches du tout. Extraits :



