C'est devant une salle presque vide et remplie de minettes, ados et étudiants en tout genre que les américano-québéquo-anglo français The Elderberries (référence aux Monty Python pour le nom) débarquent. Si la première chanson, tiré de la 2e galette pourrie car trop commerciale, déçoit, le reste sera pas mauvais et composé à moitié de bombes du 1er album (Nothing Ventured, Nothing Gained, à écouter si toujours pas fait) et de new songs (album à paraître en Janv 2011, en espérant qu'ils referont le buzz et redécolleront, en retrouvant le good way du rock'n'roll). On imaginait le chanteur moustachu un peu plus sportif car ce soir il n'a pas trop la bougeotte... Ajouté aux problèmes de son, le live est un poil décevant et n'aura fait que bouger les têtes encore endormies (c'est déjà ça).
Et, malheureusement (mais c'est totalement subjectif), 90% du public aura aimé le set du groupe suivant, pressenti pour faire la 1ere partie d'AC/DC au SdF (alléchant sur le papier, c'est clair) : les Electric Ducks. Nom à chier, myspace pourri mais groupe plus que rodé sur scène : le chanteur, tel un étalon la chemise un peu ouverte, se la pète à mort et parle en anglais entre les chansons (bouuuuh, le loser). Et il n'y a pas que lui qui se la pète, oh non (sous entendu ya pire) : le guitariste, maniéré à fond, dandine son petit cul toutes les 30 sec, vit son truc jusqu'à ignorer le public (mettez les devant un mirroir, ils feront le même show).
Le public, naïf, va toute de suite se faire embobiner (vous savez, comme ces vendeurs de mini Tour Eiffel) malgré le son copié/collé AC/DC. Si certains vont trouver ça kiffant et fun, pour ma part, le seul mot qui me vient à l'esprit est "ridicule". Dommage d'autant que le gratteux est un vrai musicien à la base (très bon techniquement), le chanteur a une bonne voix de rockstar et le groupe écrasé derrière envoie du bois aussi. Pffff.
Enfin, la (très attendue) messe de Didier Wampas et ses amis. Avant même l'entrée en scène du fauve, l'arène maintenant dense gueule "Didier-wampas-est-le-roi!". Impressionnant. Viennent ensuite l'hystérie, les pogos (malgré la fosse à moitié remplie). Fosse qu'il va squatter pendant 1/4 d'heure sur son cube pour nous raconter, à nous tous assis autour de lui comme des fidèles avec leur chef, une de ses histoires de ouf dont il a le secret. Puis il fera appel à une fan pour faire son pied de micro, à un fan pour chanter l'excellent U.N.I.V.E.R.S.A.L. avant d'entonner Rimini, aidé par sa gratte Bob l'Eponge.

Et après quelques lancers de micros (des fois râtés "putain on voit rien avec les lumières") et des slams sur scène, porté par un public 100% féminin, le Roi peut traverser sa cour en entier pour (essayer de) faire un 'kiss' aux 1000 fidèles présents ce soir avant d'éteindre une bonne fois pour toute les lettres W A M P A S éclairées en fond de scène, et de nous laisser, à presqu'1h du mat', sur le cul. Le réveil est dur. Et le concert, lui, s'inscrit comme un des meilleurs de 2010.








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