
Votre attention s'il vous plait. De drôles d'individus, la trentaine bien passée, ont embarqué à bord de l'Aéronef pour un voyage... en Australie, le pays du hard-rock. Et non, Angus et ses AC/DC n'ont pas (encore ? L'espoir fait vivre..) investi la salle lilloise mais c'est une copie, pas fade pour autant.
Il en existe des groupes qui s'amusent, plus ou moins sérieusement, à porter des kilts, des cornes de diables et à se péter les cordes vocales pour (essayer d') imiter Bon Scott. Mais aucun n'arrive à la cheville d'Airbourne et son mur de Marshall.
Mais avant d'espérer voir des kangourous, il fallait observer des araignées noires. Black Spiders, vous avez compris, étaient la première partie surprise de la première partie.
Compliqué.
Au final, c'est une bonne demi-heure certes clichée, du groupe de hard-rock gueulard jusqu'au dégagement assez conséquent de testostérone dans la fosse, mais décapante et convaincante pour ouvrir la soirée.
La suite se nomme Enforcer et aura été très vite oubliée : le cliché apprécié quelques minutes plus tôt nous écoeure et sent la contre-façon ici. Dommage car le groupe ne fait pas les choses à moitié et a du mérite de continuer la tournée après un accident non négligeable sur la route deux semaines plus tôt.

Voir Airbourne en live procure le même plaisir inévitable quand, une fois le CD sur la platine, on se prépare à 45 min d'air guitar dans sa chambre un dimanche soir d'hiver. La même rage, transposée ici autant dans le public que sur scène.
Joel O'Keeffe, leader passant la moitié de son temps torsepoil, fait parler sa guitare quand il n'imite pas Bon Scott...pardon, quand il ne chante pas. En compagnie de David Roads dans le rôle du second guitariste, ils mélangent solos fiévreux et riffs accrocheurs pour un son dopé aux AC/DC qui n'aura laissé aucun des 2000 aérockeurs indifférent.

Quand ils ne parlent pas de bière (Back On The Bottle) ou de sexe (Blonde, Bad and Beautiful), ils défendent la traditionnelle cause ouvrière (Steel Town) ou évoquent des cavales imaginaires de bandits hors-la-loi dans l'Amérique profonde (on pense forcément à la puissance de Runnin' Wild, avec l'ami Lemmy de Motorhead). Une cavale, il en fera une lorsqu'avec sa guitare sur les épaules d'un gentil fan, il traversera la fosse telle une bête de scène (voir de stade maintenant, à la vue du show monstrueusement fou livré par les australiens ce soir).
Enfin je vais finir ce live report avec une citation extraite de Raise The Flag qui résume bien la mentalité des Airbourne : "as long as you're alive and we're alive, rock'n'roll will never die" Yeah !


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire