samedi 13 novembre 2010

The Lanskies @ La Péniche 12/11/2010


Ce soir à la Péniche, on est un peu gonflé de programmer les Lanskies le lendemain du 11 Novembre quand leur 1er album, sorti en mai dernier, se nomme 'Bank Holiday'. Enfin...


The Lanskies donc. Alors que la scène française actuelle se convertit aux synthés (Anoraak pour n'en citez qu'un) ou à la folk gentillette et commerciale (Cocoon), nos normands de The Lanskies protègent un style musical en voie de disparition, le rock adolescent et efficace, avec une fraicheur incomparable. La même fraicheur ressentie à la sortie en 2005 de The Trap, la première bombe des Hush Puppies.
Mais la comparaison avec nos 'i want my kate moss' préférés est aussi déplacée qu'un parallèle avec les hymnes accrocheurs des Kaiser Chiefs ou l'efficacité du Bloc Party des débuts.


Car si l'on croit qu'il est facile de chroniquer les Lanskies et qu'ils ne sont qu'un groupe de rock comme un autre, c'est faux. Leur musique est un véritable cocktail énergétique ou, si vous préférez, une salade aux ingrédients multiples, de la batterie groovy au chant très british (le leader, Lewis Evans, est d'origine liverpooloise, d'où l'accent).

Si la basse nous renvoie au meilleur de la new-wave, eux considèrent leur style comme de la "hot-wave". Tout un programme. Et si l'on continuait avec les références faciles, le groupe serait alors composé d'un bassiste à la Gossip, d'un chanteur très Kaiser Chiefiens, d'un batteur... en marcel (et c'est déjà bien!) et de 2 guitaristes concentrés tout droit sortis d'un groupe de rock français. 2 gratteux ayant, au passage, la même gratte. Strange.


C'est devant une péniche au 1/3 rempli (ou au 2/3 vide, ça marche dans les 2 sens) que le quintet saint-lois (from Saint-Lô) débarque un peu avant 21h.
Qui dit presque vide dit presque mort ? Que nenni ! Les fans et les curieux en forme auront tapé du pied et bougé du popotin pendant une bonne heure.

Un live détonnant servi par un groupe connaissant la promiscuité sur la petite scène du bateau musical lillois. Le chanteur, s'essayant tantôt aux expressions maniérées, tantôt aux danses robotiques arrive à chauffer une salle presque vide grâce, notamment, à une histoire un peu farfelue.
Celle de la malédiction d'un troll acheté à une station essence : il serait la cause d'une extinction de voix du chanteur depuis la Boule Noire à Paris. S'apercevant de ce sort maléfique, ce dernier le jeta dans les toilettes avant le set lillois (ses clopes tombant avec) et depuis... plus rien.


Mais c'est surtout la simplicité du groupe qui nous frappe. Après avoir tout donné en venant dans le (petit, encore une fois, mais chaud chaud chaud!) public pour le gros single Bank Holiday, c'est une fois les lumières rallumées que la salle en demande encore. Le groupe revient alors, pour un 2e Bank Holiday improvisé mais encore plus jouissif que le premier.


On repartira l'album à la main parce que ça devient de plus en plus rare des vrais bons groupes de rock français sans prise de tête.

http://www.myspace.com/thelanskies

[ PHOTOS : DOROTHÉE CARATINI ]

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