
Ne perdons pas les bonnes habitudes. Car oui, depuis 2006, le Hard Rock Beer Calling, grosse machine hardrockcafo-livenationienne, prend ses quartiers (d'été) à Hard Park, LDN.
100 000 hard rockeurs, buveurs, footeux, trentenaires ou même ados réunis pour three days de folie avec un hard plateau de hard stars (on se souvient tous du live mémorable l'an dernier du Boss, Bruce Springteen en personne, immortalisé sur un cd magique. Cette année, ça aura été le tour de Sir Paul McCartney).

Imaginez vous un festival tel un mini-Woodstock du XXIe au plein coeur de la capitale anglaise. Woodstock spirit es-tu là ? Oui, à en compter le nombre de branleurs posés dans l'herbe dégueu du Central Park londonien, arborant toutes sortes de tee-shirts, allant des Killers (tête d'affiche 2009, ah quand même!) aux Black Keys en passant par Pearl Jam qui font tonight leur come-back anglais. Woodstock ouais, à voir le nombre hallucinant de bouteilles en verre (et c'est rare de nos jours dans les festivals) de beer qui décorent ce triste parc, anti-bière s'abstenir.
Et ici la tradition c'est les feux de camp de bouteilles vertes disséminés un peu partout et autour desquels nos buveurs (largement majoritaires) se rassemblent.

Prenant le tube à 17h11, j'arrive en courant au box office à 17h36, avec en fond mes suédois chéris, les Hives, qui ont déjà entamé leur set avec entre autres Civilization's Dying, leur reprise estivale des Zero Boys et extraite de leur EP, Tarred and Feathered. Devant une queue monstre à mourir et pris de panique, je demande au premier vigile si la soirée n'est pas soldout. Il me présente alors, miracle miracle, un couple qui a "gagné des places à la radio" et les revend ... 40£. Bonne affaire ('bargain'), tout le monde est content ('happy end'). J'envoie alors bouler le fouilleur de sac et pique un sprint marathonien jusqu'à la main stage : après un Try It Again efficace, voici le classique Hate To Say I Told You So qui commence.
Le groupe est déchainé, occupe l'espace (vaste) à merveille, le public kiffe sans exploser, il fait beau. Le rêve. Enchainement divin avec Walk Idiot Walk, le public frappe des mains avant la "grande explosion", comprenez le ravageur Tick Tick Boom. C'est sur ce titre que le groupe joue aux statues du musée Tussauds pendant une bonne longue minute, avec gros plans caméras sur les têtes, du bonheur.
Et pour clôturer le court (mais pourquoi?) set, rien de mieux que l'habituel final, Return The Flavour et son 'wohooohohohoho' communicatif. Des bouteilles de bières volent à des dizaines de mètres de hauteur. Fin.

Puis Ben Harper, son supergroupe, The Relentless7 et surtout son superteeshirt qui fait tâche pour une soirée Live Nation : Art Is Activism. Le public londonien, chauffé à bloc par les tubes des Hives, aura été déçu.. aucun pogo, aucun cri, aucune larme à déplorer pendant le live. Quelques applaudissements timides en fin de chansons, c'est tout.
Et pour cause : le Ben en question s'étant libéré de la chanson hit single, Better Way, il a ensuite livré une prestation musicalement parlant au top, sous forme de jam sessions déstructurées et décoiffantes mais malheureusement un peu plates pour un Hyde Park qui a envie de faire la fête.

Des délires rock'n'roll, des pointes blues mais rien à retenir, rien dans l'oreille, le nouveau Ben Harper ne fait pas l'unanimité, sauf quand il ramène on stage Eddie Vedder pour une reprise de Queen : l'hystérie collective. Un très bon aperçu de la fin de soirée, soldout, méga attendue et méga réussie.

[ PHOTOS : Hard Rock Café, Big Rock Cat, Jessica Gilbert ]



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