
Ce soir, on sent clairement en débarquant dans la cour de l'Aéro que c'est un groupe cool en live : des aérockers patientent, certains à look geekrock'n'roll, d'autres seulement rock'n'roll mais tous pour la plupart entre vingt et trente ans.
Et ouais, ce soir joue le band que tous les bons rockers nés entre 1980 et 90 ont écouté durant leur adolescence : Brian Jonestown Massacre. Et même si on remarquera le tee-shirt Black Lips du casse-couille qui essaya en vain de slamer en permanence, on s'en fout du look ce soir, c'est la musique qui compte. Et pourvu qu'elle soit bonne, qu'elle caresse nos petites oreilles en cette fin de mois r'n'r (Wampas, Strange Boys, Stooges et j'en passe).
Enfin bon, ça devrait aller avec les 8 (grands) ados menés par Anton Newcombe, 3e Gallagher connu pour insulter ses musicos en live et les changer comme on change de caleçon, mais surtout connu pour être un putain de bon compositeur, capable d'écrire des galettes entières à lui tout seul.

Mais tout d'abord la première partie, assurée par 3 écossais, Sparrow & The Workshop, qui jouent ce soir devant une foule de plus en plus dense au fil du temps, 3 écossais donc : une chanteuse toute mimi (et plutôt bien foutue, forcément), cachée derrière sa frange et sa gratte acoustique et qui s'essayera au français pour communiquer, un batteur placé judicieusement au centre (et qui utilise une plaque en fer très strange dans le genre percussion de The Do) et un guitariste/bassiste pour soutenir le tout. Parfois psyche, parfois planant, parfois à l'état brut, leur rock est carré et ne laissera pas la foule indifférente.
L'attente entre les deux groupes est longue (on aura d'ailleurs aperçu Anton prenant des photos depuis la salle), la bière nous aura aidé avant l'arrivée des ricains, Brian Jonestown Massacre, pour la dernière date de leur belle tournée française. Anton côté jardin, bien au fond du jardin, et Joel, Mr Tambourine Man, au centre, et qui va agiter tantôt SON tambourin tantôt les maracas pendant près de 2h, soit à peu près 20 titres. 20 titres, ça peut être long pour les bénévoles du bar ou ceux qui le squattent, mais c'est surtout long à commenter.
Au final, seul le début, un enchainement de titres phares mais sans ambiance et sans même un mouvement du petit doigt de la part du groupe, aura été un peu long. Mais le set va connaitre un véritable tournent quand l'intro de Not If You Were The Last Dandy On Earth (tirée du cultissime Give it Back et en réponse aux Dandy Warhols) arrive, créant une grande libération dans le public, comprenez un pogo continu jusqu'au bout du live. Une grosse teuf de vieux et jeunes fans qui conduira quelques uns à carrément appeler ça 'le meilleur concert de l'année'. Dans mon cas je sais pas trop, mais tout ce que je sais c'est que le son était crade (ça se passe où déjà?!) et que j'ai reçu LE tambourin dans la tronche, un bon cadeau souvenir en remplacement de la setlist stoogienne arrachée des mains quelques jours plus tôt.
Le groupe s'en va, les lumières restent éteintes et les techniciens attendent, laissant espérer au public chaud de chaud un rappel. Mais non, jamais de 'encore' avec les BJM et c'est pas Lille qui va casser la règle. Tant pis, mais c'est loin de gâcher la bonne soirée passée.
[ PHOTOS BY SCENES DU NORD ]





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