Affichage des articles dont le libellé est Vampire Weekend Gorillaz Gaëtan Roussel Luke 2010. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vampire Weekend Gorillaz Gaëtan Roussel Luke 2010. Afficher tous les articles

lundi 15 mars 2010

Dites, les 10's, comment vous sonnez ?

Après des années 00's placées sur le vrai retour du rock et qui s'étaient finies en beauté avec les albums d'Izia, de Skip The Use, des Dead Weather, des Band Of Skulls (et j'en passe des énormes), on a tous tremblé et flippé le 1er Janvier 2010 quand, la tête dans le cul, on a pensé à la décennie à venir : les années 10's. Comment s'annonce la couleur ? Début de réponse.

En sortant leur 2e galette le 11/01/10, les new-yorkais de Vampire Weekend ont annoncé la couleur : la nouvelle décennie sera musicalement différente de celle passée ou ne sera pas. Dès le premier titre (position stratégique), 'Horchata', on le sent, on le sait. Rangez les guitares crades et les grosses voix, l'avenir est dans les claviers, dans la musique planante et gentille, tout en restant rythmée. Sautillant, mélodique et coloré, voici Contra, véritable révolution musicale engendrée ici par ces petits intellos sages et qui devrait en secouer plus d'un.

Mais les Vampire Weekend ne sont pas les seuls, les vieux, eux aussi, se recyclent et essayent de vivre avec leur temps. Comme Damon Albarn (et ses 2 vieux invités Lou Reed et Mick Jones, eux sur la retraite mais devant aussi se remettre en question) avec ses Gorillaz, maintenant sur une île dégueulassée par les humains et où les animaux vivent en parfaitement harmonie avec cette pollution. Plastic Beach ? Album écolo, c'est clair, et pas forcément très optimiste. Album novateur, pas forcément très fmisable, passable en radio mais qui est encore très encourageant pour la révolution musicale des années 10's.

Du côté des français, certains se recyclent, s'adaptent. Gaëtan Roussel, for exemple, qui après avoir travaillé avec pas mal de noms prestigieux, accouche enfin de SON album solo, Ginger. Il est bien loin le temps où il emmenait son public au vent breton et a maintenant traversé l'atlantique puisqu'on y retrouve des mélanges french/anglais pas mauvais, des rythmes et claviers hype pas dégueu. Bref, un bon essai (à ne peut-être pas reproduire trop souvent, trop risqué) si on enlève les quelques chansons françaises gentillettes vite énervantes.

Et les rockeurs, ils sont où ? En tout cas pas chez Luke, qui s'essouffle un peu pour sa 4e (déjà, et ouais) galette. Dommage. Belle pochette, beau titre (D'autre part) mais chansons un peu trop faciles, gentilles, folk et qui donnent un album fade. Luke, après avoir été classé sous l'étiquette 'relève rock de Noir Désir et d'Eiffel' sera maintenant classé, avec cet album, sous l'étiquette 'nouvelle scène française pop rock'. Du gâchis, puisque les textes restent toujours du vrai Luke ! Un coup de coeur pour Les Amants de Valence, placé en numéro stratégique, puisque sur les 2 précédents albums, le titre n°5 a toujours été génial et efficace :)



Qui a raison ? Qui a tord ? La réponse au printemps, avec la nouvelle bombe des Hives, qui donnera la VRAIE couleur de cette putain de décennie 2010-2020.