mercredi 2 février 2011

Oh No Oh My + Greenshape @ Péniche 30/01/2011

C'est en arrivant à la Péniche qu'on réalise l'ampleur de la date. Alors qu'on pensait tomber sur une affluence "normale" pour un groupe malheureusement pas assez médiatisé dans l'hexagone, on se trompait en fait sur toute la ligne : le concert est complet, même archi-complet, à en voir la bonne vingtaine de malheureux refoulés à l'entrée du bateau.
En effet, la fin d'aprem proposée avait tout pour plaire et remplissait toutes les critères requis pour passer un bon moment : concert à 18h un dimanche glacial d'hiver, soit l'idéal pour passer la meilleure des fin de week-end possible en gigotant sur la pop rythmée et ensoleillée des 4 guys d'Austin officiant sous le nom, connu depuis 2006, d'Oh No Oh My. Tout ça pour moins de 10€... que demande le peuple ?

Il faut dire que la première partie en guise d'apéritif était alléchante sur le papier avec Greenshape, nouvelle signature d'AGDL. Le valenciennois offre une folk délicieuse aux accents outre-Atlantique à une Péniche déjà dense et curieuse durant un set qui aurait gagné en efficacité s'il avait été raccourci. Avec une structure chant/guitare lassante et agrémentée d'un bref et timide contact avec le public (pourtant réceptif et respectueux), Greenshape montre un léger manque d'assurance qui sera, on n'en doute pas, corrigé afin que cet artiste à part entière puisse conquérir un plus large public.

On savait qu'on allait taper du pied, on était prévenu qu'on allait remuer son cul (pardon, c'était pour la rime). Bref, la centaine de personnes réunies on the boat était venue pour prendre son pied, et ce fut réussi.
Et ce qui différencie un concert des Oh No Oh My d'un autre, c'est qu'on s'éclate autant dans la salle que sur scène : la joie de jouer et de partager son amour de la pop est palpable sur les visages des membres du groupe, alors que ces derniers passent leur vie sur la route. Dingue mais possible.
Ces passionnés de musique, tous multi-instrumentistes (sinon ça serait pas drôle), présentent un set à la fois carré mais vivant, structuré mais sincère. Et quand le chanteur lance un "all night long", un type répond "I hope so". Du plaisir à petite dose (moins d'une heure de trente, rappel compris) pour un groupe convaincant et simple. Des gentils dans un monde de brutes.

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